A Knight of the Seven Kingdoms [Saison 1]
Game of Thrones vous connaissez ? Oui, je sais, la question est presque insultante tant la série de HBO est devenue un véritable phénomène culturel. 8 saisons pour un show qui aura marqué l’histoire des séries tv. Inspiré des romans A song of ice and fire de l’auteur Georges RR Martin, GoT a su adapter à merveille sur nos écrans l’univers riche et captivant des livres. Petit souci, que faire une fois la série terminée ? Comment reproduire un tel succès ? Est-ce seulement possible ?
Chez HBO, peu d’hésitation, il fallait continuer d’exploiter Westeros et pour ça, rien de mieux que d’aller zieuter sur les autres écrits de ce bon vieux Georges car si on attend encore désespérément la fin de GoT en version livres, l’auteur a écrit d’autres aventures se déroulant dans le même univers. C’est ainsi qu’est né House of the Dragon, une série qui nous raconte la danse des dragons aka la période sanglante au cours de laquelle les Targaryen se sont affrontés dans une lutte sans mercie pour le trône de fer et qui aboutira à la mort de tous les dragons. Le bilan ? 2 saisons déjà diffusées, une 3ème qui débarque cette année et une 4ème qui viendra faire office de conclusion prévue plus tard. Sans atteindre le succès de GoT, HotD a su trouver ses fidèles.
Mais aujourd’hui, nous sommes là pour parler de la 3ème série inspirée des écrits de Georges RR Martin : A Knight of the Seven Kingdoms. Basée sur une suite de nouvelles de l’auteur mettant en scène Dunk et Egg, la dernière née de chez HBO change totalement de braquet par rapport à ses grandes sœurs. Oubliez les enjeux dantesques, les luttes de succession pour le trône, les batailles géantes et les complots à tous les étages. AKotSK (oui c’est long même en abrégé) nous raconte une histoire à bien plus petite échelle. Est-ce réussi ? Est-ce que l’exploitation de l’univers imaginée par Martin se justifie ou n’est-elle qu’une énième déception venant d’une plateforme cherchant désespérément un hit ?

Un duo improbable
Dunk est un grand gaillard, au sens propre du terme. Il est grand et costaud. Et c’est un chevalier… enfin en tout cas, il essaie. Alors qu’il se rend sur les lieux d’un tournoi avec la ferme intention d’y participer pour se faire remarquer, il croise la route de Egg, un petit garçon chauve aussi impertinent qu’intelligent. Ce dernier veut devenir son écuyer et l’accompagner au tournoi. Une proposition que Dunk refuse mais les destins de nos deux compères semblent liés et ils vont finalement faire équipe. Alors que Dunk cherche un moyen de participer au tournoi et que le mystère s’épaissit en ce qui concerne l’identité de son petit écuyer bien en verve, un événement imprévu va le précipiter sur le devant de la scène et le plonger dans un combat aux enjeux terribles.
Oh que ça fait du bien ! Oui ça fait un bien fou de découvrir enfin un Westeros sans guerre et sans complots à tous les étages. Avec son ton résolument plus léger que GoT ou HotD, Knight (on va l’abréger comme ça, ce sera plus simple) détonne et nous propose une histoire à hauteur d’homme. Dunk est un bon gars, un peu trop naïf. Egg est petit gamin à l’esprit affûté et à la répartie dévastatrice. A l’écran, ce duo fonctionne du tonnerre. Souvent drôle, cette première saison composée de seulement 6 épisodes d’environ 30 minutes se dévore comme un paquet de chips. C’est addictif, bien écrit, bien raconté et, comme souvent avec HBO, doté d’un casting parfait. On rit souvent certes mais la série se déroulant dans l’univers de GoT, le drame n’est jamais bien loin. Ainsi, malgré son ton léger, Knight propose des histoires bouleversantes, notamment pour Dunk et Egg. Et GoT oblige, le ton léger finira par laisser sa place à quelque chose de plus sérieux à mesure que l’on progresse dans la saison. Comme souvent, la politique finit par entrer en jeu et ce qui devait être un simple tournoi de chevalier va devenir bien plus que ça. A ce titre, on retiendra tout particulièrement l’incroyable épisode 5, celui de la joute, qui plonge le spectateur au cœur du combat. Un combat retranscrit de manière ultra réaliste. Les charges à la lance sont très impressionnantes (parfois en vue subjective), ces dernières se brisent sur les boucliers ou les armures. Et quand les chevaliers se retrouvent désarçonnés, la bataille continue dans la boue. Empêtrés dans leurs mouvements par leurs blessures, par leur armures très lourde, les adversaires se font face dans un duel absolument éreintant dont l'issue sera lourde de conséquences.
A noter : Ramin Djawadi n’est pas là pour gérer la musique de la série (c’est lui sur GoT et HotD) mais Dan Romer fait un très bon boulot de ce point de vue là.

Post publié par Damzé le 09/07/2026 11:20


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